La filiale TJ anglaise accusée...

Scandale d'abus sexuels chez les Témoins de Jéhovah : L'église est accusée d'avoir caché et protégé des violeurs et des pédophiles.
http://www.mirror.co.uk/news/uk-news/jehovahs-witnesses-sex-abuse-scandal-4422943

Les anciens sont accusés "d'avoir rééduquer" leurs victimes ou de les avoir menacées d'être ostracisées par leur famille et leurs amis s'ils signalaient l'agression sexuelle à la police.

Le violeur Markl Sewell : Ancien chez les Témoins de Jéhovah a laissé beaucoup de victimes derrière lui

 De nombreux abus sexuels impliquant la pédophilie et le viol de certains membres de l'église ont été couverts par les Témoins de Jéhovah, est-il précisé.

Les anciens ont été accusés d'avoir obligé des femmes et des filles victimes de violence sexuelles de ne pas aller à la police pour que l'église puisse maintenir son image de pureté  irréprochable, révèle le Sunday People.

Cette religion chrétienne, connue pour ses prédicateurs de porte-à-porte, a déjà été accusée de ne pas avoir pris suffisamment de mesures contre les pédophiles présumés qui sont dans ses rangs.

Mais maintenant, deux femmes qui ont été victimes d'abus sexuels déposent des documents à la Haute Cour de Justice en prétendant que l'église a failli dans son devoir de protection.

Leur avocat a prévenu que ce pourrait être le dessus de l'iceberg – en comparant ces scandales à ceux qui ont secoué l'Eglise catholique.

On prétend qu'il y a au moins 15 autres victimes présumées au Royaume-Uni.

Les adeptes disent que parler de leurs blessures est considéré comme du bavardage, ce qui est un péché aux yeux de leur religion.

Karen Morgan, 38 ans, était encore adolescente quand elle a été agressée sexuellement par Mark Sewell, 53. A cette époque, il était ancien chez les Témoins de Jéhovah, et s'en prenait aux jeunes femmes dans la congrégation de Barry, South Glamorgan.

 En juillet, il a été reconnu coupable de huit infractions sexuelles commises pendant huit ans, d'un viol qui avait mis sa victime adulte enceinte et de l'abus sexuel d'une jeune fille de 12 ans. Il a été emprisonné pendant 14 ans.

 Lorsque les victimes ont dénoncé ses agissements à l'église, un comité l'a blanchi de toutes les allégations, et détruit toutes les preuves.

 Sewell avait rejeté ses allégations de pédophilie et les avaient  "balayées sous le tapis".

Church elder Mark Sewell, 53

Le monstre: Mark Sewell a été emprisonné pendant 14 ans

 Karen a dit au  Sunday People : "Etre abusée est déjà assez traumatisant mais être trahie par l'église - ceux-là mêmes à qui vous avez fait confiance durant toute votre vie - est encore pire. Je me sentais seule et isolée.

 «J'ai grandi en croyant que l'église était puissante, mais elle ne m'a pas aidé.

"Toute mon monde et tout ce que j'avais ressenti en étant Témoin de Jéhovah a volé en éclat. La seule façon dont je peux décrire cela, c'est de dire que ce fut une destruction totale. "

L'une des raisons que donne les anciens pour justifier qu'ils n'ont pas pris de mesures efficaces contre les pédophiles présumés est la règle des "deux Témoins" imposée par l'église.

Le principe directeur qui guide les anciens, est  qu'ils ne sont pas autorisés par les Écritures à agir à moins qu'il y ait, soit " un aveu ou deux témoins oculaires". Dans de nombreux cas, cela voudrait dire qu'une deuxième victime devrait se manifester avant que quelque chose soit fait.

Une lettre officielle de la filiale des Témoins de Jéhovah envoyée à tous les collèges d'anciens en 2012 précisait que les agresseurs présumés pouvaient continuer à faire partie de l'église s'ils se repentaient.

La lettre, envoyée aux anciens britanniques du siège social à New York, précise également que  tous les pédophiles ne sont pas tous des prédateurs.

 Il est écrit : "Un prédateur est celui qui manque clairement de maîtrise de soi et dont les actions amènent à croire qu'il continuera à s'attaquer aux enfants.

"Tout individu qui a abusé sexuellement d'un enfant dans le passé ne peut être considéré comme un prédateur."

Une ancienne Témoin de Jéhovah Merice Marshall, de l'East Yorkshire, qui travaille avec les victimes d'agressions sexuelles dans l'église, dit avoir connaissance d'au moins 15 femmes qui prétendent avoir été agressées sexuellement dans leur enfance au sein de ce qui est appelé au Royaume-Uni les "salles du royaume", (au nombre de 1382) mais qui hésitent à déclarer leur expérience à la police.

Elle précise encore qu'il y a au moins deux autres femmes qui sont prêtes à aller en justice.

Elle dit : "Chaque semaine, les femmes me disent combien elles souffrent de flashbacks et de cauchemars. Beaucoup ont des pensées suicidaires parce qu'elles n'ont jamais pu en parler".

Elle a dit que vouloir protéger l'église de reproches c'est détruire profondément le monde de l'enfance: "Quand il s'agit de signaler un compagnon Témoin à la police, on vous fait sentir que vous apportez l'opprobre sur la congrégation. Ce n'est pas important que ce soit le pédophile qui ait apporté la honte

"Si les anciens considèrent que c'est vous qui apportez la honte sur Jéhovah, vous pouvez être rayé de l'église, avec pour conséquence l'ostracisme de tous ceux que vous avez  connus, y compris les membres de votre famille et vos amis.

«Ils changeront de trottoir pour vous éviter. La vie que vous connaissiez s'écroule ".

 

Mark Sewell

Le régime de la terreur : Mark Sewell dans les années 90

Pour Merice et pour d'autres aides aux victimes, l'un des aspects les plus troublants est la règle des "deux témoins".

Elle raconte : "Par le caractère même de l'agression, quelles sont les chances d'avoir deux témoins oculaires ? Cela signifie qu'une seconde jeune fille ou jeune homme doit devoir souffrir avant que les anciens décident de les interroger.

«Les femmes me disent que leurs agresseurs ont été confrontés avec les anciens, et comme ils ont tous nié, tout le monde est reparti dans la congrégation comme si rien ne s'était passé.

"Le pire, c'est qu'aucune des familles au sein de l'église ne connait les accusations, puisque le bavardage est considéré comme une infraction qui peut conduire à l'excommunication."

L'ancien Témoin de Jéhovah Cora Latham, qui fait partie de l'association de AAWA (Association de défense des victimes) au Royaume-Uni, située à Cheltenham, Gloucs, a déclaré: "Nous parlons aux victimes tout le temps et beaucoup ont été endoctrinées dans l'idée qu'elles devaient préserver l'image de l'église, ce qui se traduisait par ne pas aller à la police de peur d'être ostracisées par leurs familles.

"Beaucoup sont nées dans l'église de sorte que les conséquences d'avoir à la quitter pour avoir oser dénoncer ses crimes est extrêmement effrayant."

Une femme Kent, maintenant dans sa 20ème année, a été abusée entre 14 ans et 16 ans par une haute figure de l'église. Mais quand elle en a parlé aux anciens, ils ont prétendu qu'elle n'avait pas été abusée mais qu'elle était consentante.

"L'Eglise donne aux femmes un sentiment de culpabilité en sous entendant qu'elles pourraient avoir porté des vêtements inappropriés ou permis à quelqu'un de leur tenir la main sans les rabrouer."

Elle précise que lorsqu'une femme adolescente sort de la réunion avec les anciens, elle se sent sale et a du mal à aller à la police, car tout a été fait pour qu'elle se sente en partie responsable de l'agression.

Karen Morgan(blonde) and Tina Guy from Barry, South Wales

Les abusées victimes de Mark Sewell : Karen Morgan et Tina Guy de Barry, au Pays de Galles du Sud

 Cora nous rapporte qu'une autre victime âgée de 30ans, du Yorkshire, a quitté l'église dans son adolescence, après avoir été agressée à l'âge de huit ans. Elle s'inquiète encore de savoir si ses parents vont l'ostraciser si elle va parler à la police.

Cora précise encore qu'une troisième victime a récemment signalé son cas après avoir été abusée pendant des années par un membre de sa famille.

 "Sa famille dit qu'elle a apporté l'opprobre sur le nom de Jéhovah pour justifier le fait qu'elle ne lui parle plus et qu'elle soutient en contre partie la personne qui a abusé d'elle. Elle est anéantie."

L'église a fait l'objet d'enquêtes en 2002, après qu'un ex-membre américain, Bill Bowen, ait soulevé le couvercle sur sa politique de protection de l'enfance. Au cours des quatre dernières années, il y a eu 21 condamnations au Royaume-Uni pour agressions sexuelles impliquant des Témoins de Jéhovah.

L'Avocate Kathleen Hallisey, représentant Karen et Wendy, a déclaré: "Je pense que ces cas sont très semblables au scandale de l'église catholique en termes de secret."

Dans six de ces cas, les anciens ont été accusés devant le tribunal de ne rien avoir fait, ce qui a permis aux agresseurs de retourner au sein de leurs congrégations, il a même été permis aux criminels d'interroger leurs propres victimes.

Le siège des Témoins de Jéhovah de Londres nous a dit: «Nous n'approuvons pas, ni fermons les yeux ou cachons les agressions sexuelles des enfants.

"C'est une violation de nos principes religieux, une violation des droits de l'homme. C'est horrible et toute victime ou parent ou quelqu'un qui est au courant de ce qui se passe a parfaitement le droit de signaler le crime aux autorités et nous les soutenons si certains d'entre eux le font.

"Il n'y a aucune pression (pour ne pas faire de signalement). Fin de l'histoire. Vous pouvez consulter notre littérature et, si vous allez sur notre site, vous verrez  toute la littérature que nous avons éditée depuis de nombreuses d'années, nous faisons clairement savoir que le crime est l'affaire des autorités laïques. "

Le siège a admis que l'église adhérait à la règle des deux témoins et que les agresseurs présumés étaient de nouveau accueillis dans les congrégations s'ils étaient repentants.

 Les victimes de Sewell poursuivent l'église

Deux des victimes d'agressions sexuelles de Mark Sewell poursuivent l'église des Témoin de Jéhovah dans une affaire qui pourrait bousculer les politiques de protection de l'enfance de la religion.

Les avocats des femmes ont interjeté près de la Haute Cour en fournissant des documents montrant que l'église avait manqué à son devoir de protection contre le prédateur ancien.

L'affaire pourrait encourager des dizaines de femmes du Royaume-Uni à engager des actions contre l'église.

Le Témoin de Jéhovah ancien Sewell a été incarcéré pour 14 ans en juillet dernier pour le viol d'une fidèle et pour avoir abuser de deux lycéennes il y a plus de 20 ans. Il avait également agressé une adepte.

Les victimes affirment que les anciens de l'église connaissaient les agressions de Sewell et qu'ils n'ont rien fait. Trois des victimes de Sewell ont renoncé à leur anonymat pour parler de ses abus sexuels horribles, Karen Morgan et Wendy en font partie et ont engagé une action en justice contre l'église.

L'avocate Kathleen Hallisey, représentant Karen et Wendy, a déclaré: "Je pense que ces cas sont très semblables à ceux qui on fait scandale au sein de  l'église catholique, surtout en ce qui concerne les secrets qui entouraient ces affaires. Cela démontre un manque de discernement,  pour le moins en ce qui concerne les cas que je traite ".

Le provocateur Sewell a violé Wendy, à 29 ans sur le canapé de sa maison. Elle a dit: "Sentir son corps lourd sur moi en était presque suffocant. Je l'entendais gémir. En quelques secondes, tout était fini. "Elle est tombée enceinte mais a fait une fausse couche quelques semaines après son agression en avril 1990. Maintenant Wendy a 54ans. A l'époque, elle en a parlé à son mari Paul, et ils ont tous les deux été confrontés à Sewell.

Ils ont accepté les excuses de Mark qu'il a faites en pleurnichant. Elle a précisé : "En regardant en arrière, c'est bizarre que nous soyons même allés jusqu'à  passer des vacances avec Mark et sa femme Mary, tout cela parce que l'église attendait à ce que nous lui pardonnions."

Sewell, 53 ans, a convaincu le couple que cette agression était un cas isolé - jusqu'à ce que sa nièce Karen Morgan, âgée de 16 ans, et qui gardait les enfants de Wendy se soit confiée, et ait révélé qu'elle avait été agressée par Mark depuis l'âge de 12 ans C'est alors que Wendy est allée se plaindre aux anciens à la salle de royaume à Barry, South Glamorgan, en 1991.

Les deux femmes, qui vivaient toutes les deux à Barry, ont ensuite été contraintes de faire face à leur agresseur lors des comités judiciaires de l'église, présidés par les anciens. Wendy a dit: "Mon mari et moi étions assis dans une pièce avec Mark et sa femme pour que les anciens entendent les deux versions.

«Ils m'ont posé toutes sortes de questions très intimes, par exemple comment m'a-t-il écarté les jambes, puis ils ont comparé les réponses aux allégations de Marc. C'était atroce. Personne ne m'a jamais dit d'aller à la police et l'Eglise non plus.  "

Karen, maman de deux enfants, a déclaré: "J'ai du m'asseoir en face d'un homme qui m'avait touchée et j'ai du écouter tous les détails sordides qu'il donnait devant de trois hommes âgés, tandis que Mark m'accusait d'être une menteuse. Je suis allée plus tard à la police, mais Mark leur a dit "je n'ai pas de commentaire à faire". C'était sa parole contre la mienne. "

Sewell a été exclu de l'église, non pas pour agression sexuelle, mais pour son attitude prônée lors des comités judiciaires et parce qu'il avait admis avoir bu quand il a violé Wendy.

Il a déménagé dans une salle du royaume voisine de Llantwit où il a été évité pendant trois ans avant d'être réintégré dans cette congrégation.

C'est en 1996, qu'il a agressé une apprentie comptable Tina Guy, une des employées de la société de gardiennage dont il était le copropriétaire. Tina, maintenant âgée de 44 ans, s'était également plainte aux anciens, après avoir gagné contre Sewell un accord pour le règlement amiable hors-cour  après qu'il lui ait fait des avances sexuelles dans sa Jaguar, et en se frottant contre elle au travail.

Pendant le procès de Sewell devant la Crown Court de Merthyr Tydfil, le Tribunal a entendu comment l'église à failli dans l'aide qu'elle aurait pu apporter à la police dans ses investigations. 

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